Votre enfant est régulièrement malmené par des élèves verbalement ou physiquement à l'école ou dans le cadre extra-scolaire ? Fait-il l'objet de menaces, de rumeurs ou de diffusion de contenus qui portent atteinte à sa réputation en ligne ? Si le dispositif mis en place par l'établissement est insuffisant, vous pouvez contacter des experts du harcèlement / cyberharcèlement et de la protection des victimes au 3018.
Le 3018 est un service d'aide aux victimes de harcèlement et de cyberharcèlement, déployé par l'association E-Enfance. Reconnue d'utilité publique et agréée par le Ministère de l'Éducation Nationale avec lequel elle collabore, l'association a été cofondée en 2005 par Béatrice Copper-Royer, psychologue clinicienne spécialisée dans l’enfance et l’adolescence, et Christine du Fretay, cheffe d’entreprise. Le but : préserver les plus jeunes des dangers d'internet (cyberharcèlement, pédopornographie, surexposition aux écrans…). Depuis, les deux fondatrices ont élargi leur champ d'action au harcèlement en général et à la protection des jeunes victimes. Avec leurs collaborateurs, elles mènent des actions de sensibilisation dans les établissements scolaires et auprès des collectivités.
Sous forme de standard téléphonique et d'application numérique, le 3018 est la dernière version du dispositif d'aide aux victimes élaboré par E-Enfance. Depuis 2024, il est devenu le "numéro unique pour signaler toute situation de harcèlement scolaire, cyberharcèlement et autres violences numériques", d'après la page Histoire du site de l'association.
Les jeunes victimes et les témoins (parents, enseignants, camarades…) peuvent contacter E-enfance. Parce qu'il est parfois difficile de confier une situation de harcèlement ou de cyberharcèlement, l'association propose plusieurs façons de joindre leurs professionnels :
Quel que soit le mode de communication choisi, vous êtes "mis en relation avec une équipe d’écoutants composée de psychologues, de juristes et d’experts du numérique", explique le Service Public. Il y a tout d'abord un temps d'écoute bienveillante pour que la victime ou le témoin puisse exposer les faits, être rassuré(e) et orienté(e) sur la marche à suivre. S'il s'agit de harcèlement scolaire à l'école, les professionnels conseillent la prise de contact avec le chef d'établissement dans le but d'une prise en charge par l'équipe éducative de l'enfant harcelé et du harceleur. Dans le cadre du cyberharcèlement et des violences numériques, l'association peut intervenir auprès des plateformes concernées pour faire supprimer les contenus illicites en seulement quelques heures. Il peut s'agir d'une photo ou d'une vidéo entachant la réputation de l'enfant, d'un commentaire publiquement visible à caractère injurieux, diffamatoire ou illégal ou de messages dans un groupe de discussion. Ils peuvent aussi faire bloquer les comptes utilisateurs des harceleurs. En passant par 3018, la procédure d'effacement des contenus est bien plus rapide qu'en contactant directement les plateformes et le préjudice de l'enfant victime peut donc être fortement limité. De plus, l'application 3018 dispose d'un coffre-fort numérique dans lequel vous pouvez stocker les preuves du cyberharcèlement, par des copies d'écran par exemple. Elles aideront à déterminer la gravité des faits avec 3018 ou le chef d'établissement et à confronter les auteurs si vous engagez une procédure pénale en portant plainte.