le blog

Comment encourager son enfant à aider un élève en souffrance sans qu'il ne craigne les répercussions ?

Rédigé par Marjorie Raynaud | 5 nov. 2026, 06:00:00

De nombreux enfants peuvent être témoins de la souffrance des autres, que ce soit dans la cour d'école ou à l'extérieur. Par peur des répercussions, ils peuvent néanmoins être amenés à garder le silence sur des situations problématiques. Il est essentiel de les sensibiliser à la compassion et à la solidarité envers leurs camarades, tout en leur expliquant comment se protéger.

Identifier les situations problématiques

Pour un enfant, il est parfois difficile de distinguer le bien du mal. Votre rôle est donc de lui permettre d'identifier les situations non acceptables. Expliquez à votre enfant que les tensions ou désaccords entre deux individus sont possibles, mais que certaines limites sont à ne pas dépasser. Si un adulte a le droit de réprimander un camarade qui a mal agi, il est toutefois interdit qu'il le violente ou accède à ses parties intimes. Les agressions verbales, sexuelles ou physiques sont à dénoncer à une personne de confiance, qu'elles soient commises par un adulte ou par un autre enfant.

Créer un climat de confiance

Assurez-vous que votre enfant se sente suffisamment à l'aise pour parler de ce qu'il a vu ou entendu à l'école. Il a besoin de se sentir écouté, mais aussi soutenu. À la maison, lors des moments calmes en tête-à-tête, vous pouvez lui demander comment a été sa journée, quels ont été les moments dont il garde de bons souvenirs et ceux qui l'ont mis mal à l'aise. Quand il sentira qu'il a toute votre attention, votre enfant sera plus à même de se confier.

Expliquer l'importance d'aider un camarade qui souffre

Tous les enfants peuvent un jour se retrouver dans une situation complexe. Il est essentiel d'expliquer à son enfant qu'il est normal de vouloir aider quelqu'un qui souffre. Rappelez-lui qu'il s'agit d'une action positive et bienveillante, qui peut changer la vie de la personne en difficulté. En effet, il arrive que la personne harcelée ou blessée n'ait pas la force de se défendre par ses propres moyens ou de demander de l'aide. Sans lui mettre la pression, vous pouvez l'encourager à parler d'une situation alarmante à un adulte de confiance (parent, CPE, enseignant, animateur…), comme le précise l'Unicef.

Faire le signalement à sa place

Si les enfants taisent les difficultés traversées par un camarade, c'est « parce qu'ils ont peur des retombées, ils ont peur d'être à leur tour cible », explique la psychologue experte en matière de harcèlement Amandine Hupin à la RTBF. Votre rôle en tant que parent d'enfant témoin est de croire votre enfant, de l'écouter, et de vous charger du signalement auprès de l'école ou de la police, selon la situation. Rassurez votre enfant sur le fait que vous allez vous assurer que son nom ne soit jamais mentionné.

Nos trois conseils