Si la rentrée est un bon moment pour mettre en place de nouvelles habitudes, c’est aussi l’occasion de discuter de sujets de fond avec vos enfants. Avant le retour à l’école, l’inclusion et la diversité peuvent être certains des thèmes importants à aborder.
Dans les établissements publics, la mixité sociale, culturelle et de genre est une valeur primordiale. Si elle a toujours été une question importante, la diversité s’impose de plus en plus dans les discussions de rentrée. Comment accueillir les différences ? Comment apprendre à vivre ensemble, entre enfants qui n’ont pas la même histoire, les mêmes codes, parfois pas la même langue ?
En France, l’inclusion scolaire fait l’objet d’une politique publique depuis plus de vingt ans. D’après les chiffres du ministère de l’Éducation nationale, le nombre d’élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire a été multiplié par quatre entre 2006 et 2023. Rien qu’en 2023, plus de 110 nouvelles classes ULIS ont été ouvertes, avec un objectif clair : faire en sorte que chaque enfant trouve sa place à l’école, quels que soient ses besoins.
Mais au-delà des chiffres, ce sont les pratiques quotidiennes qui comptent. L’accueil d’un enfant en fauteuil, d’un élève allophone ou d’une famille nouvellement arrivée dans le quartier, tout cela pose très concrètement la question de l’ouverture et du respect. C’est aussi dans les petites phrases du quotidien que se décide la portée de ces valeurs : faut-il rire d’un prénom qu’on ne connaît pas ? Pourquoi certaines tenues sont-elles critiquées ? Est-ce que tout le monde a sa place dans la cour de récré ?
Ces questions peuvent émerger chez l’enfant, et c’est pourquoi les adultes se doivent de donner un cadre pour que celui-ci puisse les exprimer et comprendre l’importance de l’inclusion. Parents, enseignants, personnels scolaires : chacun peut contribuer à désamorcer les maladresses, poser des mots simples sur des réalités complexes, et rappeler qu’à l’école, comme ailleurs, on apprend ensemble.
La mixité sociale est aussi un enjeu structurel. En 2023, le ministre de l’Éducation a fixé un objectif de réduction de 20 % de la ségrégation sociale dans les collèges publics d’ici 2027. Concrètement, cela passe par un meilleur équilibre entre les différents profils d’élèves, notamment via des secteurs multi-collèges, la création de classes bi-langues ou de projets communs entre établissements. L’idée ? Faire en sorte que les élèves se rencontrent, se mêlent, et ne soient pas cantonnés à des écoles qui leur ressemblent trop.
L’enjeu, ici, est d’aider les enfants à intégrer que la diversité est une richesse à cultiver ! L’inclusion concerne les classes entières et la prise de conscience de cette valeur peut aussi prévenir le harcèlement à l’école. D’ailleurs, plusieurs études, notamment de l’OCDE, ont montré que la mixité favorise la coopération, la solidarité et la confiance en soi. Des compétences utiles bien au-delà de l’école !