Familles recomposées : comment passer une rentrée sereine ?

Si la rentrée est source de stress pour la plupart des foyers, quand il s’agit d’une famille recomposée, la logistique est encore plus complexe à gérer. Le secret face à la gestion des plannings, des fournitures et des angoisses de chacun ? L’anticipation ! Voici quelques conseils pour aborder la rentrée avec sérénité.

Pour n’importe quel enfant, la rentrée s’avère être un moment particulièrement chargé avec de nouveaux enseignants, un nouvel emploi du temps, des activités qui commencent… Au sein d’une famille recomposée, c’est encore plus compliqué. En France, une famille sur dix est une famille recomposée, selon l’Insee. Cela représente plus de 720 000 familles, dont la grande majorité avec au moins un enfant mineur à charge. Pour ces familles, de plus en plus nombreuses, la gestion des plannings mais également des émotions de chacun se révèlent être un vrai défi au moment de la rentrée.

La première chose à mettre en place est de bien définir l’organisation logistique. Qui accompagne l’enfant lors du premier jour d’école ? Chez quel parent l’enfant passe la semaine, le week-end ? Comment sont répartis les rendez-vous parents-professeurs ? Tous les adultes de la famille, parents et beaux-parents, doivent en discuter afin de se mettre d’accord sur un calendrier. Le mieux est ensuite de l’afficher pour que tout le monde puisse avoir une vision d’ensemble du planning et que votre enfant soit inclus dans cette logistique. Concernant l’école, l’Éducation nationale propose d’ailleurs un espace dédié dans les formulaires pour signaler une configuration familiale particulière.

Routine et place de chacun : gérer la rentrée au sein d’une famille recomposée

Par ailleurs, la rentrée est aussi synonyme de beaucoup d’émotions. Pour votre enfant, passer d’un foyer à un autre peut réveiller des sentiments complexes. Si certains enfants se montrent très résilients, d’autres peuvent développer de l’anxiété, ressentir de la tristesse ou de l’isolement. Selon la psychologue Ivy Daure, dans ces moments-là, il ne faut pas trop bousculer l’enfant. Le parent biologique reste le référent principal, mais le beau-parent peut doucement tisser une relation de “personne ressource”, avec laquelle l’enfant peut échanger à propos de ses difficultés. Ou d’autre chose !

Pour pallier les difficultés diverses de la garde partagée, vous pouvez mettre en place des routines similaires dans les deux foyers. L’intérêt ? Rassurer l’enfant et préserver sa continuité. Par exemple, même si certains horaires ou règles de vie varient, vous pouvez vous accorder sur quelques points : un temps calme après l’école, un moment de lecture ensemble… Des éléments simples mais qui deviennent des repères de stabilité pour votre enfant.

Autre point à ne pas négliger : le dialogue.

Pensez à prendre le temps de discuter avec votre enfant. Un petit moment avec lui, chaque soir au retour de l’école, peut faire toute la différence. Cet instant en famille pendant lequel votre enfant peut se confier permet d’apaiser les tensions intérieures avant qu’elles ne prennent trop de place. Ainsi, il se sentira pris en compte et écouté.

Enfin, n’hésitez pas à prendre le temps de dialoguer avec l’école et le corps enseignant. Les professionnels de l’éducation peuvent être mis au courant de la situation afin de pouvoir ajuster les attentes, éviter les malentendus. Finalement, peu importe la configuration familiale, l’enfant doit être convaincu que tous les adultes qui l’entourent sont mobilisés pour l’accompagner au mieux.

Trois astuces pour bien démarrer la rentrée

Calez un rendez-vous entre tous les adultes avant la rentrée

Conseil Aidodarons 1/3

Pour vous mettre d’accord sur un planning partagé pour éviter les quiproquos.

Prévoyez un sac ou des fournitures en double

Conseil Aidodarons 2/3

Celà pour chaque foyer afin de rassurer l’enfant et lui éviter de transporter son cartable tout le week‑end.

Instaurez un rituel d’écoute quotidienne

Conseil Aidodarons 3/3

Pour laisser de la place aux émotions de votre enfant et à ses petits tracas.

 

Thelma Susbielle est journaliste, diplômée d'un master à la Sorbonne Nouvelle et d'une licence de Lettres et Sciences Humaines. Spécialisée en pop culture et société, elle est sensible aux problématiques d'éducations et aux questionnements traversés par la jeunesse depuis longtemps.