La rentrée scolaire peut être un moment synonyme de stress. De quoi intensifier les conflits entre frères et sœurs. Aidodarons vous aide à mieux appréhender les possibles tensions liées à la reprise.
Une fratrie est rythmée par des moments de partage, de convivialité, de jeux, mais aussi de querelles liées au quotidien… Ces moments de tension peuvent être exacerbés à cause du chamboulement de la rentrée scolaire. Les nouveaux rythmes, les nombreuses tâches qui s’accumulent à cette période et tout simplement le retour à l’école peuvent être des facteurs de stress pour les parents, mais aussi pour les enfants. Comme les adultes, les petits sont plus facilement irrités s’ils sont stressés ou en manque affectif. “Quand les enfants manquent de carburant dans leur réservoir, ils seront plus irritables, intolérants à la frustration. Il y aura donc plus de conflits entre eux”, détaille Julie Mathieu, psychopraticienne et coach en parentalité, sur son site.
Toutes ces tensions peuvent aussi mener à des jalousies. Si la comparaison peut facilement s'immiscer au sein d’une fratrie, la rentrée scolaire peut accentuer le phénomène. “Pourquoi lui a une nouvelle trousse et pas moi ?”, “Pourquoi elle peut être inscrite à cette activité ?", “Pourquoi on s’occupe moins de moi ?”... Ces remarques traduisent souvent un sentiment de mal-être.
Si certaines de ces situations sont naturelles et sans conséquence, d’autres peuvent nuire à l’équilibre familial. Il est alors préférable de tenter de “ limiter les conflits, de poser des interdits, mais aussi de se réinterroger sur la place et les attitudes adoptées vis-à-vis des enfants”, comme l’explique le psychologue clinicien Patrick-Ange Raoult, auprès de ELLE. Essayez de comprendre et d'aider l'enfant à mettre des mots sur ce qu'il ressent. Demandez-lui concrètement s’il aurait préféré passer plus de temps avec vous par exemple. C’est un moyen d’accueillir ses émotions, sans les juger.
Une fois le problème identifié, essayez d’éviter les comparaisons au profit d’une valorisation des individualités. ”Les enfants, tout comme nous, ont besoin de reconnaissance. Quand on met en valeur leurs comportements positifs, ils se sentent compétents. Ils prennent confiance en eux, ont une meilleure estime d’eux-mêmes”, note Julie Mathieu, psychopraticienne et coach en parentalité. Valoriser les différences apaise le besoin de compétition et renforce l’estime personnelle.
Pour instaurer un cadre plus sain, vous pouvez “mettre leurs enfants dans une situation où ils ont besoin de coopérer et de s’aider comme lors d’un jeu de société”, conseille le psychologue Patrick-Ange Raoult. Mettez en place des temps en famille, que ce soit en tête-à-tête avec un seul enfant, mais aussi tous ensemble. Tentez de faire mettre tout le monde à la main à la pâte pour préparer sereinement cette rentrée.