Certains enfants posent la tête sur l’oreiller et s’endorment aussitôt, tandis que d’autres doivent compter les moutons. Que votre enfant soit un petit ou un grand dormeur, son sommeil reste précieux car il impacte directement sa santé et son développement.
Selon une enquête menée en 2022 par l’Institut national du sommeil et de la vigilance, seuls 45 % des parents interrogés estiment que leurs enfants sont en forme le matin au réveil. Patricia Franco, pédiatre et chercheuse, responsable de l’Unité de sommeil de l’hôpital Femme-Mère-Enfant à Lyon, pointe du doigt le coucher trop tardif, qui entraîne un manque de sommeil. Pour y remédier, voici quelques repères à avoir en tête.
Même si les horaires de coucher et de réveil varient en fonction de l’emploi du temps des familles, il est préférable de respecter une heure butoir. Héloïse Junier, psychologue et auteure du livre « Le sommeil du jeune enfant » explique dans « Psychologies » que « les études conseillent de coucher les enfants avant 21 heures et si possible avant 20 heures ».
L’Assurance maladie indique que les enfants qui se couchent plus tard ont tendance à grignoter, ce qui entraîne un risque de surpoids. Dormir insuffisamment impacte aussi le développement cérébral de l’enfant, affirme la même source. Le sommeil « améliore la concentration, consolide les informations mémorisées pendant l’éveil et favorise l’apprentissage récent ».
Cette heure de coucher n’est pas toujours facile à respecter, comme le souligne l’enquête de l’Institut national du sommeil et de la vigilance. 38 % des enfants en semaine et 67 % le week-end se couchent après 21 heures alors qu’ils ont tout au plus dix ans. Pour Héloïse Junier, le plus important reste la régularité : « Plus l’heure du coucher et celle du réveil sont régulières, meilleures sont les nuits, plus court est l’endormissement et plus qualitative est la nuit ».
Comme l’explique le Réseau Morphée, réseau d'aide à la prise en charge des troubles chroniques du sommeil, les besoins varient d’un enfant à l’autre. Il existe toutefois des durées recommandées évaluées par le National Sleep Foundation. Elles dépendent surtout de l’âge de l’enfant. À cinq-six ans, mieux vaut que votre progéniture dorme environ onze heures, tandis que dix à onze heures de sommeil suffisent entre sept et douze ans. La même source résume qu’ un enfant entre six et treize ans doit dormir entre neuf et onze heures. Il est possible de se contenter de sept ou huit heures de sommeil si votre enfant est un petit dormeur, mais en-dessous, il est préférable d’éviter.
L’Assurance maladie considère de son côté que douze heures de sommeil sont nécessaires à six ans. Quant aux adolescents jusqu’à dix-sept ans, mieux vaut qu’ils dorment au moins neuf heures par nuit pour éviter de se retrouver en déficit de sommeil, conseille le Réseau Morphée sur son site.