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Je m'énerve trop souvent : comment rester calme avec mes enfants

Rédigé par Émilie Cartier | 28 avr. 2026 06:29:21

C'est la goutte d'eau… Votre enfant refuse de mettre ses chaussures, et vous finissez par exploser. Stressé(e) et fatigué(e), il vous est difficile de rester calme quand il n'en fait qu'à sa tête. Avec votre conjoint(e), c'est aussi un peu tendu. Vous ne supportez plus ses reproches.

Au quotidien, s'énerver trop souvent génère une mauvaise ambiance à la maison. Vous n'aimez pas non plus perdre votre calme. Comment rester serein au quotidien ? Grâce à plusieurs astuces, Aidodarons vous aide à mieux prévenir la tempête.

Comprendre l'origine de sa colère

Lorsque la colère monte, votre cerveau passe en mode réaction. Vous n'êtes plus dans la réflexion, si bien que vous pouvez être amené à dire des choses que vous ne pensez pas et que vous risquez de regretter. Pour éviter cet écueil, "Le calme se prépare, il ne s'improvise pas", explique Jean-Philippe Geffriaud, enseignant et consultant en parentalité, sur son compte Instagram Actimomes. "Parfois, vous réagissez moins à votre enfant… qu'à votre passé. Reconnaître ce qui vous touche aide à mettre une pause au lieu d'exploser", abonde le spécialiste.

Accueillez votre colère avec bienveillance et demandez-vous d'où elle vient (besoin d'amour, de compréhension, de sécurité, d'écoute, de reconnaissance…). Cela implique de faire un travail sur soi. Prendre conscience de ses blessures émotionnelles est la clé pour prendre du recul. Lorsque vous vous mettez hors de vous quand votre enfant ne vous écoute pas, cela vous rappelle peut-être l'époque où vous étiez jeune et que votre parole n'était pas respectée par vos parents. En identifiant ce qui vous fait réagir, vous désamorcez la situation. Vous comprenez que votre colère est liée à votre passé et vous ne la dirigez plus contre votre enfant.

Une astuce toute simple consiste à dessiner un cœur ou à écrire son prénom sur votre poignet. Quand la patience vous manque, regardez-le : cela vous rappellera l'amour que vous lui portez et vous aidera à vous apaiser. Jean-Philippe Geffriaud recommande aussi aux parents de prononcer des mantras qui font du bien, comme "Je reste calme malgré la tempête".

Mettre sa colère sur pause

Au quotidien, il n'est pas toujours facile de garder son sang-froid. Imaginez, vous êtes invité à déjeuner chez des amis, l'heure approche et personne n'est prêt. Votre ado joue à la console, tandis que son cadet n'est pas encore habillé. Au lieu de vous épauler, votre partenaire vous reproche votre manque de patience.

Dans ce genre de situation, se mettre en colère procure un certain soulagement. Vous pensez peut-être que votre famille vous prendra (enfin !) au sérieux si vous explosez. Mais à quel prix ? Sous l'effet de la colère, votre corps produit du cortisol, l'hormone du stress, et il devient tendu, tandis que votre rythme cardiaque augmente. En plus des conséquences physiologiques, vous perdez le contrôle et les enfants ne comprennent pas pourquoi maman ou papa s'énerve autant.

Jean-Philippe Geffriaud préconise de faire une pause : "trois secondes de silence peuvent éviter 30 minutes de regret". Même si vous êtes excédé, mieux vaut ne pas réagir à chaud. C'est ce que conseillent également Nathalie Franc, pédopsychiatre, et Raphaëlle Scappaticci, psychologue, dans leur ouvrage Faire face aux crises de colère de l'enfant et de l'adolescent. Avec les jeunes, l'escalade émotionnelle peut être rapide. Énervé, vous vous fâchez contre votre fille ou votre fils, qui, à son tour, se met en colère. Pour avoir le dernier mot et prendre le dessus, vous pouvez hausser encore un peu plus le ton. Afin que la maison retrouve son calme, il est préférable de se contenir.

L'idéal est de vous isoler un instant : changez de pièce ou prenez l'air quelques minutes. Si votre enfant est trop jeune pour rester seul, demandez à un proche de prendre le relais. Vous éloigner permet de reprendre vos esprits. Dites simplement à votre enfant "j'ai besoin d'un moment pour me calmer. Je reviendrai te voir après". Ce n'est pas être faible que de se retirer. Au contraire, vous lui montrez que vous êtes capable de réguler vos émotions.

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