Les papillomavirus humains, aussi appelés HPV (Human Papilloma Virus) font partie des infections sexuellement transmissibles les plus répandues. 80% des hommes et des femmes y sont exposés au cours de leur vie, révèle le site de l'Assurance maladie. Ces virus très contagieux sont impliqués dans la survenue de 6.400 cancers chaque année, notamment au niveau des parties génitales, de la gorge et de l'anus, indique l'Institut national du cancer.
Un vaccin préventif à destination des adolescents permet de se protéger. Le 4 février 2025, Santé Publique France a indiqué que 55% des filles de quinze ans et 26% des garçons du même âge ont reçu au moins une dose du vaccin. Si votre enfant s'apprête à avoir onze ans ou à entrer en cinquième, il est concerné. Voici ce qu'il faut savoir.
Les adolescents âgés entre onze et quatorze ans révolus sont concernés par la vaccination, explique l'Assurance maladie sur son site. Ils reçoivent deux injections, espacées de cinq à treize mois. Un rattrapage avec trois injections est prévu pour les 15-19 ans qui ont manqué la campagne de vaccination.
Les filles et les garçons sont concernés. Le docteur Hortense Baffet, gynécologue spécialiste des maladies génitales, explique dans La Voix du Nord qu’il s’agit pour les garçons de les protéger contre les maladies liées au papillomavirus qui les touchent, comme les verrues génitales et les cancers du pénis. “La deuxième raison, c’est qu’en vaccinant les garçons, on va protéger le reste de la population, femmes et hommes, c’est le fameux principe de l’immunité collective”, ajoute-t-elle.
Le site de l'Assurance maladie affirme que la vaccination des jeunes "prévient jusqu'à 90% des infections à HPV". Mais de quoi protège vraiment la vaccination ? Bien que facultatif, le vaccin contre le papillomavirus reste vivement recommandé. Hortense Baffet déclare : " Il n’y a pas d’obligation vaccinale mais on le conseille parce que c’est une excellente prévention des lésions précancéreuses et du cancer du col de l’utérus, du vagin, de la vulve et de l’anus ainsi que des verrues génitales.”
Selon le Vidal, une enquête suédoise parue en 2020 apporte la preuve que la vaccination contre les HPV est associée à un risque considérablement réduit de cancer du col de l'utérus. Toutefois, le vaccin n'exempte pas d'un dépistage régulier du cancer du col de l'utérus, souligne l'Assurance maladie sur son site. Il se présente sous la forme d'un frottis cervico-utérin, à effectuer à partir de 25 ans.
Selon l'Institut national du cancer, 3.100 cancers du col de l'utérus sont diagnostiqués chaque année en France, causant la mort de 770 femmes par an. Dans neuf cas sur dix, cela aurait pu être évité grâce à un dépistage régulier, estime l'institut.
Votre enfant peut se faire vacciner par un professionnel de santé (médecin, sage-femme, infirmier, pharmacien…), mais aussi dans un centre de vaccination ou de planification familiale.
Les élèves de cinquième ont la possibilité de se faire vacciner au sein des collèges. Au cours de l’année scolaire 2023/2024, plus de 106.000 élèves ont pu bénéficier de ce dispositif, révèle Santé Publique France.