Que deviendront mes enfants quand je ne serai plus là ? Pourront-ils assurer leur avenir et bien démarrer dans la vie ? Comment puis-je les aider au mieux ? Voilà des questions que tous les parents se posent, inquiets du devenir de leurs enfants en cas de disparition prématurée. L'idéal est d'anticiper et de prévoir votre succession en sécurisant l'avenir de vos enfants.
En France, la loi impose des règles de succession stricte. La répartition de l'héritage se fait à parts égales entre les enfants (ou leurs descendants) et la fiscalité varie de 5 à 45 % selon le montant de l'actif successoral taxable après abattement de 100 000 € pour une succession en ligne directe de parent à enfant, sauf cas d'exonération spécifiques. En souscrivant une assurance-vie dite "en cas de décès", vous avez plus de liberté pour laisser une somme d'argent ou un produit financier à vos enfants. Vous êtes d'abord libre de choisir le ou les bénéficiaires, mais aussi de fixer le montant pour chacun, sans qu'il n'entre dans les actifs successoraux. De plus, la fiscalité est plus légère puisqu'elle est nulle jusqu'à 152 500 € par bénéficiaire et fixée à 20 % entre 152 501 et 852 500 € (31,25 % au-delà) sur le capital engrangé avant vos 70 ans. Si vous capitalisez après vos 70 ans en revanche, seule une exonération de 30 500 € est prévue sur la totalité des actifs, tous bénéficiaires confondus.
Vous avez aussi la possibilité de souscrire un contrat d'assurance-vie directement au nom de votre enfant auprès de l'organisme de votre choix. Cette solution est plus avantageuse qu'un livret d'épargne bancaire, car il n'y a pas de plafond (celui du Livret A est fixé à 22 950 €). L'enfant désigné par le contrat accède à l'argent et/ou aux produits financiers du contrat à sa majorité. Avec une exonération fiscale complète pour tout retrait inférieur à 4 600 €/an, il sera alors libre d'en disposer à sa guise pour poursuivre la fructification, financer ses études ou un voyage, acheter un bien immobilier, investir et créer une entreprise… Ce type de contrat permet en outre de réduire les droits de succession à verser par l'enfant à votre décès puisque la somme sort des actifs successoraux et les grands-parents peuvent aussi l'alimenter.
Alors que l'assurance-vie est un placement d'épargne prévu pour le long terme, le contrat d'assurance-décès verse un capital prédéfini aux enfants du défunt signataire, à la condition que ce dernier décède avant l'échéance du contrat. Dans le cas contraire, l'assurance conserve la somme capitalisée. Toutefois, ce type de contrat peut inclure une rente éducation : les enfants désignés reçoivent une rente mensuelle ou trimestrielle prédéfinie durant toutes leurs études supérieures.
Vous n'avez pas l'obligation d'attendre votre décès pour verser de l'argent ou transmettre un bien à vos enfants. Vous pouvez le faire de votre vivant, soit en donation simple pour un seul enfant, soit en donation partage pour deux enfants ou plus par acte notarié. Ce don manuel (argent, mobilier…) doit être déclaré au service des impôts par le bénéficiaire, sous peine d'un redressement fiscal en cas de contrôle ou d'héritage ultérieur. Néanmoins, un abattement de 100 000 € est appliqué par enfant et par parent pour une donation tous les quinze ans. En dessous de ce montant, parents et enfants sont fiscalement exonérés sur le don selon l'[administration](https://www.impots.gouv.fr/particulier/questions/que-puis-je-donner-mes-enfants-petits-enfants-sans-avoir-payer-de-droits#:~:text=Chaque parent peut ainsi donner,fois tous les 15 ans.).