Le développement des seins, l'apparition des premiers poils pubiens, la mue de la voix… Ces signes annoncent l'entrée dans la puberté, cette période charnière marquant le passage de l'enfance à l'adolescence.
Cet article fait partie du dossier Puberté : vingt articles pour accompagner votre enfant, des premiers signes aux conversations qu'on repousse.
La puberté, accompagnée de profonds changements physiques et psychiques, ne commence pas au même âge pour tous. De nombreux facteurs influencent son apparition, comme le poids, la qualité de l'alimentation ou le niveau de stress. Et il existe des différences notables entre les filles et les garçons. On peut toutefois retenir une fourchette d'âge indicative.
Comme le rapporte le Manuel MSD, la puberté intervient généralement chez les filles entre 8 ans et demi et 10 ans. Elle dure environ quatre ans. Selon la même source, "chez les filles, la puberté débute lorsque des hormones libérées par le cerveau entraînent le développement des ovaires".
Les seins se développent d'abord, entre 8 et 13 ans, puis les premiers poils apparaissent sous les aisselles et au niveau des parties génitales. Les premières règles, elles, surviennent quelques années après le début de la puberté, explique le Manuel MSD, généralement vers l'âge de 13 ans.
Interrogée par Le Journal des Femmes, Odile Bagot, gynécologue et auteure de l'ouvrage Perturbateurs endocriniens, la guerre est déclarée ! précise : "Aujourd'hui, il n'est plus exceptionnel qu'une fille ait ses premières règles vers l'âge de 9 ans (...)". Différents facteurs expliquent cette précocité, notamment les perturbateurs endocriniens, l'augmentation de l'obésité infantile, une mauvaise alimentation ou une hausse du stress.
Chez les garçons, la puberté débute plus tard, vers 11 ans. Elle se manifeste d'abord par l'augmentation du volume des testicules et l'allongement de la verge, puis par l'apparition de la pilosité et la mue de la voix.
Si aucun signe n'apparaît chez votre enfant autour de 11 ans, ne vous inquiétez pas. La docteure Fabienne Kochert, pédiatre et présidente de l'Association Française de pédiatrie ambulatoire (AFPA), explique dans Femme Actuelle qu'un retard est plus fréquent chez les garçons : "il se caractérise par une absence de signes pubertaires au-delà de 14 ans". Le plus souvent, l'hérédité est en cause. "En cas de retard pubertaire, il convient de rechercher des antécédents de puberté tardive dans la famille", ajoute la spécialiste.
La docteure Odile Bagot est plus nuancée. Si elle reconnaît que "l'âge d'apparition des premiers signes de la puberté n'a pas beaucoup bougé (…)", elle constate que "les pubertés précoces sont tout de même en augmentation". Selon les dernières données publiées à ce sujet par Santé publique France en 2018, le taux d'incidence national de puberté précoce était de 0,24 pour 10.000 garçons, soit 117 nouveaux cas par an.
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