
Mon enfant a un TDAH : comment l’accompagner ?

Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité, bien connu sous l'acronyme TDAH, fait couler beaucoup d'encre ces dernières années. Quand les premières suspicions sont évoquées, parents et enfants ont de quoi être déstabilisés. Mais bonne nouvelle, le TDAH n'est pas une fatalité !
Loin d'être un nouveau diagnostic inventé pour justifier une mauvaise éducation, le TDAH n'est pas non plus une conséquence de l'exposition des enfants aux écrans. Pour preuve, la littérature médicale décrit ce syndrome depuis la fin du 18e siècle. Une fois ces préjugés écartés, de quoi s'agit-il concrètement ? Le TDAH est "un trouble du neurodéveloppement, associé à des petites différences dans la structure et le fonctionnement du cerveau des personnes concernées", explique l'Inserm.
À l'origine, des facteurs génétiques et environnementaux, comme l'exposition à des toxiques (plomb), au paracétamol ou au Valproate (contre l'épilepsie), certains pesticides ou polluants liés à la circulation automobile. Mais aussi à une carence nutritionnelle (ferritine sérique basse ou manque de vitamine D) de la mère pendant la grossesse ou encore à un accouchement prématuré, détaille l'association Hypersupers TDAH France.Les premiers symptômes que l'on retrouve chez un patient sont des niveaux élevés d'inattention et/ou d'hyperactivité et d'impulsivité inappropriées. Ce trouble du neurodéveloppement commence durant l'enfance, avant 12 ans.
Une stabilisation, voire une diminution des symptômes possible
Le TDAH constitue un véritable handicap dans la vie quotidienne, que ce soit pour le patient ou pour ses proches. Derrière un TDAH, peut se cacher un risque d'échec scolaire, mais aussi des accidents, des addictions, de la dépression et pour certains cas les plus graves un risque de suicide. Plus fréquent chez les garçons que chez les filles, le TDAH concerne 5,9% des moins de 18 ans et 2,8% des adultes. Et pour cause, avec le temps, les symptômes du TDAH peuvent, certes, augmenter pour les uns, mais également se stabiliser voire même diminuer pour les autres, note l'Inserm.
L'Institut national de la santé et de la recherche médicale constate qu'il existe des médicaments jugés sûrs et efficaces, avec peu d'effets indésirables "bénins". Ces derniers peuvent être par ailleurs "gérés par un ajustement dans le choix de la molécule utilisée ou de la dose administrée", précise l'Inserm. Les études cliniques ont démontré que les traitements médicamenteux peuvent diminuer "les risques de sous-performances scolaires, d’accidents ou encore de troubles dépressifs et de suicides", énumère l'Inserm. D'où l'importance de poser rapidement avec le corps médical un diagnostic sérieux.
Comment accompagner son enfant ?
Pour ce faire, plusieurs consultations sont nécessaires. Tout d'abord, c'est vers le médecin traitant que l'on doit se tourner, "puis auprès d'un médecin formé au diagnostic du TDAH : pédiatre, neurologue, psychiatre pour enfant, neuropsychologue (spécialiste des troubles du fonctionnement cérébral)", explique ameli.fr. Une fois le diagnostic posé, un parcours de soin adapté à l'enfant est mis en place. Il peut alors être amené, sur prescription médicale, à rencontrer un psychologue, un orthophoniste, un psychomotricien ou encore un ergothérapeute en fonction de ses besoins, explique l'association Hypersupers TDAH France.
Établir un diagnostic
Conseil Aidodarons 1/3
Dès les premières suspicions, se rapprocher du corps médical pour établir un vrai diagnostic et un parcours de soin adapté.
Se faire accompagner
Conseil Aidodarons 2/3
Ne pas hésiter à se faire accompagner par des associations spécialisées dans le TDAH. Parmi elles, on trouve notamment TDAH-Pour une égalité des chances ou l’association Typik'Atypik. D’autres existent sur le plan local.
N'oublier pas
Conseil Aidodarons 3/3
Garder en tête que le TDAH n'est pas une fatalité et qu'avec un bon suivi, les symptômes peuvent se stabiliser, voire même diminuer.