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Mon enfant pleure avant l'école : comment décoder ses larmes ?

Rédigé par Émilie Cartier | 25 août 2026, 07:24:57

C'est devenu une habitude. Chaque matin, au moment de partir pour l'école, votre enfant pleure. Mais que se cache-t-il réellement derrière ces larmes ? Avant de chercher une solution, il est essentiel de comprendre ce qui déclenche cette situation. Voici les conseils d'Aidodarons pour identifier ce qui se joue vraiment et trouver une réponse adaptée.

Ne pas avoir peur de ses pleurs !

Face aux pleurs répétés de votre enfant, vous pouvez vous sentir démuni(e) et avoir le réflexe de minimiser, de détourner son attention ou de vouloir le rassurer à tout prix. Sur son compte Instagram, Martine Darnat-Wambèke, psychologue clinicienne spécialisée dans la parentalité, prend le contre-pied : "Arrêtons d'avoir peur des pleurs". À la place, faites preuve d'empathie et validez les émotions de votre progéniture, en lui disant, par exemple "Je te comprends, ça fait beaucoup, c'est énormément d'émotions".

Chroniqueuse dans l'émission La Maison des Maternelles, Marie Perarnau abonde : "Peu importe la raison, il faut essayer d'être au maximum dans l'empathie et de comprendre la situation", notamment si les pleurs s'accompagnent de symptômes physiques, comme des maux de ventre ou des vomissements. Votre enfant peut pleurer le matin à l'idée d'aller à l'école pour de multiples raisons : anxiété de séparation, ennui, difficultés scolaires, peur de l'échec, mésentente avec un camarade ou un professeur, harcèlement scolaire

Être attentif au moment précis

Votre enfant peut vous exprimer ce qui l'inquiète lorsque vous lui demandez pourquoi il pleure, ou au contraire, refuser la communication. Dans ce dernier cas de figure, il est important de mener l'enquête. Soyez attentif au moment précis où les pleurs surviennent. Comme l'explique l'Académie américaine de pédiatrie, un enfant qui souffre d'anxiété de séparation présente des absences fréquentes le lundi, après les vacances ou les longs week-ends.

Si votre enfant pleure le matin puis consulte fréquemment l'infirmerie ou part de l'école juste avant la cantine ou le cours de sport, il peut éviter une situation (par exemple, du harcèlement pendant la pause déjeuner ou dans les vestiaires). Des larmes avant un contrôle peuvent être révélatrices d'une peur de l'échec.

Observez également ce qui change les jours où ça va mieux afin de faire émerger des hypothèses. Les pleurs peuvent disparaître certains matins lorsque votre enfant n'a pas d'activité redoutée dans la journée, par exemple.

Communiquer avec l'école

L'anxiété de la rentrée, notamment en CP ou en 6e, peut entraîner quelques larmes le matin. Le plus souvent, il n'y a pas lieu de s'inquiéter. Mais si la situation persiste au-delà d'une semaine après la rentrée, mieux vaut communiquer avec l'établissement scolaire. C'est ce que conseille Marie Perarnau. Elle invite les parents à prendre rendez-vous avec le maître ou la maîtresse, ou le conseiller principal d'éducation si l'enfant est au collège.

Caroline Jambon, ancienne enseignante et auteure de plusieurs ouvrages sur la parentalité, explique sur son site Apprendre à éduquer, qu'il est judicieux de parler des émotions de votre enfant lors du rendez-vous. Par exemple, dites : "Ma fille a mal au ventre à l'idée de venir à l'école". Évitez les récriminations. Le professeur ou le CPE peut vous aiguiller, peut-être a-t-il observé certaines attitudes, comme un repli lors des récréations.

En fonction de l'origine des pleurs, la situation peut se résoudre rapidement ou non. Par exemple, des petites astuces comme la ritualisation du départ, en effectuant toujours les mêmes gestes, peuvent calmer l'anxiété des plus jeunes. Si l'enseignant mentionne d'autres comportements comme un évitement des situations sociales, il est préférable de prendre rendez-vous avec un psychologue. Caroline Jambon explique sur son site Apprendre à éduquer, que le rejet de l'école peut être le "symptôme de troubles d'un autre ordre : troubles anxieux, stress post-traumatique, trouble neurodéveloppemental non encore diagnostiqué (TSA, TDA…)".

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