
Premier smartphone : comment encadrer ?

L’entrée en 6ᵉ marque un tournant pour les enfants : nouveaux rythmes et plus de responsabilités. Le téléphone portable représente un outil rassurant… mais aussi un véritable casse-tête pour les parents. À quel âge le donner ? Smartphone ou téléphone de base ? Avec quel encadrement ? Voici nos conseils pour gérer sereinement ce sujet épineux.
L’entrée en sixième est synonyme d’autonomisation, de plus de liberté. L’arrivée au collège entraîne des tas de questions pour les parents : mon enfant est-il prêt pour un téléphone ? Ai-je raison de le restreindre ? Ce dilemme est universel : certains parents préfèrent le rassurer avec un téléphone “dumbphone”, d’autres pensent qu’un smartphone est indispensable pour rester connecté, suivre les devoirs, ou assurer la sécurité. Or, l’essentiel n’est pas tant l’objet que l’accompagnement que l’on y associe : un outil bien encadré peut être un allié sans devenir un piège.
Quel rôle pour les parents ?
Le contrôle parental en est une clé importante. En France, depuis juillet 2024, tous les appareils connectés doivent offrir cette fonctionnalité. L’installation d’outils comme Family Link ou la gestion via smartphones permet de limiter le temps d’écran, bloquer certaines applications, et suivre les usages. Ces dispositifs sont efficaces quand ils s’intègrent dans une relation de confiance, permise par le dialogue. Ce cadre sécurisant et évolutif aide l’enfant à grandir sans tomber dans les excès numériques.
Une relation de confiance
Fixer des règles claires est aussi primordial. Des “contrats numériques” entre parents et enfants, écrits et signés, formalisent ces engagements qui peuvent être réfléchis en famille. On peut y inclure : pas de téléphone avant 9 h, interdiction à table, extinction des écrans à 21 h, pauses numériques pendant les devoirs ou en famille. Ce cadre indique ce qui est permis et ce qui ne l’est pas, tout en laissant place à la responsabilisation de l’enfant.
Même avec des limites, l’équilibre numérique passe par des activités hors écrans : sport, sorties, temps en famille, lectures, jeux… Ces moments alternatifs sont essentiels pour éviter que le téléphone ne devienne le seul mode de distraction. C’est ce que suggère une approche prônant l’équilibre entre technologie et vie réelle . Par leur exemple, les parents peuvent montrer qu’un bon usage du portable s’inscrit dans un mode de vie diversifié.
Quel âge idéal ?
Le cadre scolaire impose aussi sa règle : depuis 2018, les téléphones sont interdits dans l’enceinte du collège. Pour de nombreux élèves, cette interdiction permet de réduire la pression liée aux notifications et l’addiction. Certains établissements vont plus loin et mettent en place une « pause numérique » totale, avec dépôt des appareils au bureau du CPE. Concrètement, l’enfant apprend à vivre sans smartphone pendant les heures de classe — une bonne préparation à l’autonomie numérique.
Enfin, un élément essentiel mérite d’être souligné : l’âge idéal pour un smartphone n’est pas universel. Il vaut mieux attendre 12 ans pour un usage internet non encadré. Beaucoup de parents préfèrent un téléphone basique jusqu’au collège ou même jusqu’au lycée, le temps que la maturité digitale se construise. Cela permet à l’enfant d’accorder la priorité à sa vie sociale réelle, sans être happé par les réseaux sociaux.
Trois astuces simples à mettre en place dès aujourd’hui
Écrivez ensemble un petit “contrat numérique”
Conseil Aidodarons 1/3
Précisez les horaires autorisés, les lieux interdits (table, chambre, trajet scolaire), le type d’appareil, et les applications permises. Mettez-le en forme, signez-le tous les deux, relisez-le chaque mois.
Définissez un “moment connecté” quotidien
Conseil Aidodarons 2/3
Par exemple, 15 minutes après les devoirs ou le soir entre 18 h 30 et 19 h, pour échanger, s’informer ou jouer, avant de ranger le téléphone en bloc de recharge commun.
Proposez des alternatives non numériques
Conseil Aidodarons 3/3
Jeux de société, balades, cuisine, sport… Offrez régulièrement des moments en famille sans téléphone, pour montrer que la vie est aussi riche hors des écrans.