Rentrée : mon enfant est-il en difficulté ?

Si les institutions aimeraient que tous les enfants aient les mêmes acquis au même âge, malheureusement (ou heureusement), les enfants sont loin de tous rentrer dans le même moule et les difficultés d'apprentissage sont courantes. Voici comment les repérer.

Les vacances d'été sont souvent l'occasion de passer davantage de temps en famille. Entre jeux de société, construction de châteaux de sable, lecture improvisée de tableaux explicatifs lors d'une visite touristique ou simple quotidien, les parents peuvent davantage réaliser les éventuelles difficultés que rencontre leur enfant. Il en va de même à la rentrée scolaire, lorsque les premiers devoirs arrivent à la maison ou que les premières notes sont remises. Dans un document réalisé par le ministère de la Santé, le gouvernement donne quelques pistes pour repérer les éventuelles difficultés de son enfant.

Quelles acquisitions, à quel âge ?

Tout d'abord, sont rappelés les grands repères et les étapes normales. Ainsi, un élève de CP sait, en fin d'année, "reconnaître un certain nombre de mots 'par cœur' et les lit correctement", "assembler les lettres pour lire des mots qu’il ne connaît pas", lire et comprendre un court texte écrit. Tandis qu'on attendra d'un élève de CE1 qu'il soit "capable de lire de façon rapide et fluide et de comprendre un récit court", en fin d'année également. Pour un élève de 6e, une lecture rapide avec intonation correcte à voix haute est visée. Celui-ci doit également avoir accès au sens et retenir "un texte court quel que soit le mode de lecture (voix haute ou silencieuse)".

En mathématiques notamment, il est attendu qu'un élève de CE2 sache maîtriser la numération au-delà de la centaine, qu'il ait des notions de commutativité en calcul (4+3=3+4) et d’associativité (4+3+2=4+5), et qu'il sache résoudre un problème "par combinaison (combien de plus que ou de moins que…)" et "par le choix de la bonne opération". Enfin, dans la vie quotidienne, un enfant de 5 ans doit savoir découper aux ciseaux en suivant les courbes, utiliser un couteau et s'habiller seul, tandis qu'un enfant de 6 ans doit savoir faire ses lacets, se coiffer et tartiner avec un couteau. Enfin, il est attendu une habileté normale pour un enfant de 12 ans. À noter que si votre enfant n'a jamais eu de chaussures à lacets à ses 6 ans, il est possible qu'il ne maîtrise pas encore les nœuds et qu'il suffise simplement de travailler un peu ce point sans s'alarmer de difficultés insurmontables pour autant.

Les signes d'appel

Une fois ces repères en tête, il existe d'autres signes d'appel. Dans une première catégorie, le ministère de la Santé met les difficultés dites scolaires. S'agit-il de difficultés dans une matière en particulier ou les résultats de l'enfant sont-ils globalement insuffisants ? Y a-t-il eu une chute soudaine des notes en fin ou en début d'année scolaire ? Ou s'agit-il d'un vrai retard scolaire, avec un décalage notable entre les acquisitions de l'enfant et les apprentissages attendus ?

La seconde catégorie des signes d'appel contient les troubles du comportement, les troubles affectifs et les troubles fonctionnels qui peuvent exprimer voire masquer les troubles de l'apprentissage. "Devant des symptômes d’inadaptation scolaire, il s’agit pour le médecin d’approcher un diagnostic le plus précis possible et d’éviter soit d’authentifier la prétendue 'paresse' de l’enfant, soit ladite 'incompétence' des parents ou de l’enseignant", pointe le document. Concrètement, le ou les professionnels de santé doivent déterminer, par exemple, si l'enfant est sujet à un trouble du déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), s'il souffre d'éventuels troubles d'apprentissage comme la dyslexie ou la dyscalculie, etc. En cas de doute, les parents ne doivent pas hésiter à en parler avec le corps enseignant, mais aussi au médecin qui suit l'enfant.

Nos conseils :

Vigilance et communication

Conseil Aidodarons 1/3

Dans un climat bienveillant, la première étape est de mettre en place un dialogue avec l'enfant dès que l'on s'aperçoit d'un éventuel changement, expliquent Les Acteurs de l'inclusion. À noter qu'un décès ou une séparation peuvent avoir un impact sur l'apprentissage de l'enfant de manière passagère, sans que ce soit alarmant.

Collaboration avec le corps enseignant

Conseil Aidodarons 2/3

En cas de difficultés d'apprentissage de l'enfant, une collaboration étroite avec l'école permettra de mettre des choses en place et de mieux orienter l'enfant dans la suite de son parcours scolaire.

Faire appel à des professionnels de santé

Conseil Aidodarons 3/3

Dans certains cas, la simple collaboration avec l'école ne suffit pas et l'enfant doit être aidé en parallèle par un ou plusieurs professionnels de santé, comme un orthophoniste ou un neuropsychologue, note encore Les Acteurs de l'inclusion.

 

Journaliste depuis une dizaine d'années, je suis également maman et m'intéresse avec grand intérêt pour les dernières tendances en matière de parentalité, d'éducation et de développement de l'enfant.