Rentrée scolaire : nos astuces pour faire ses courses sans stress

Chaque été, le même casse-tête recommence : où, quand et comment faire les courses de rentrée pour ses enfants ? Entre les fournitures à prix variables, la cohue en magasin et l'essor des achats en ligne, les parents doivent jongler entre budget, organisation et efficacité. Tour d’horizon des bonnes pratiques et conseils pour une rentrée en toute sérénité.

Chaque année, dès la fin du mois de juin, les rayons de fournitures scolaires refleurissent dans les grandes surfaces. Pourtant, ce n’est qu’à partir de la mi-août que la majorité des parents s’y précipitent. Selon un sondage Odoxa, plus de la moitié des parents d'élèves (51%) ont effectué leurs achats entre juillet et mi-août. Et 42% des parents réalisent ces achats entre la mi-août et début septembre, concentrant la pression sur une courte période déjà marquée par la reprise du travail pour beaucoup. Pourquoi cette procrastination collective ? D'abord, parce que la plupart des listes de fournitures ne sont distribuées qu’à la toute fin de l’année scolaire, voire parfois seulement le jour de la rentrée. Ensuite, par souci d’adaptation : les familles préfèrent attendre de connaître les préférences ou exigences précises des enseignants. Résultat : une ruée vers les rayons, souvent stressante et coûteuse.

Face à cela, de plus en plus de parents optent pour les achats en ligne. Les plateformes comme RentréeDiscount, MaRentréeFacile ou les sites des grandes enseignes (Carrefour, Leclerc, etc.) proposent des kits prédéfinis selon les niveaux scolaires. Selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), les ventes en ligne progressent chaque année d'environ 10 %. Un succès lié à la promesse d’un gain de temps, à la possibilité de comparer les prix facilement, et à la livraison à domicile. Mais attention : tout n’est pas si simple. Le choix en ligne reste parfois moins vaste pour certaines fournitures spécifiques (cahiers à petits carreaux, protège-cahiers rigides, etc.), et les délais de livraison peuvent être tendus en fin d’été. Il est donc crucial d’anticiper.

Planifier, comparer, mutualiser : les clés d’une rentrée optimisée

Pour éviter le stress de dernière minute, le mot d’ordre reste l’anticipation. Dès réception de la liste scolaire (parfois disponible dès juillet sur les ENT ou via les établissements), il est conseillé de trier les affaires de l’année précédente, récupérer ce qui peut encore servir, et dresser une liste réaliste. Ce tri peut permettre de faire des économies et d’éviter de produire des déchets inutiles selon l'association Familles de France, qui publie chaque année un baromètre des prix de la rentrée.

Autre piste : mutualiser les achats entre parents. Dans certaines écoles ou collèges, des groupements d’achat sont organisés via les associations de parents d’élèves. Cela permet souvent de négocier des prix plus bas, de réduire les emballages et de simplifier les commandes.

En magasin, le moment idéal pour faire ses courses reste la dernière semaine de juillet ou la première semaine d’août, période où les rayons sont bien approvisionnés, moins fréquentés, et où les promotions commencent à fleurir. Passé le 15 août, il faut souvent faire face à la pénurie de certains produits ou à des prix moins intéressants.

Trois astuces simples à mettre en place dès maintenant :

Scanner les anciennes fournitures avec son enfant

Conseil Aidodarons 1/3

Un dimanche de juillet, trier ensemble cartables, trousses et cahiers permet de faire le point tout en responsabilisant l’enfant.

Créer une alerte prix sur les articles chers

Conseil Aidodarons 2/3

Sur internet, il est possible de suivre les fluctuations de prix de certaines fournitures pour acheter au meilleur moment.

Se fixer une "date butoir" symbolique

Conseil Aidodarons 3/3

Par exemple, faire les courses au plus tard le 10 août. Cela permet d'éviter la panique des derniers jours et d’aborder la rentrée plus sereinement.

 

Thelma Susbielle est journaliste, diplômée d'un master à la Sorbonne Nouvelle et d'une licence de Lettres et Sciences Humaines. Spécialisée en pop culture et société, elle est sensible aux problématiques d'éducations et aux questionnements traversés par la jeunesse depuis longtemps.