Vous aimeriez sécuriser l'avenir de votre enfant et lui constituer une épargne pour financer ses futures études et l'aider à bien démarrer sa vie d'adulte ? Différents placements financiers sont possibles en fonction de votre projet, de votre capacité d'épargne et de votre appétence au risque.
Avec un livret d'épargne (ou plusieurs puisqu'ils sont cumulables), vous ne prenez aucun risque de voir le capital s'envoler. En effet, il est garanti par l'État ou par l'organisme (banque, assurance…). Néanmoins, il faut savoir que l'absence de risque ne vous assure pas la meilleure rémunération. Les taux d'intérêt sont faibles et les plafonds imposés sont limitants. Ces livrets conviennent donc aux petits projets d'épargne, par exemple pour économiser en vue des études de l'enfant, de son permis avec achat d'un véhicule ou pour constituer un petit apport afin d'acheter un logement.
Parmi les livrets d'épargne, le Livret A est incontournable, à ouvrir à tout moment au nom de l'enfant dès sa naissance. Net d'impôts et de prélèvements sociaux, il est plafonné à 22 950 €, hors capitalisation des intérêts. Le taux de rémunération est fixé à 1,5 % à partir du 1er février 2026, ce qui le rend moyennement attractif. Toutefois, il a l'avantage d'être accessible à tout moment : on peut l'alimenter et effectuer des retraits au gré des besoins (avec votre accord jusqu'à 16 ans puis en toute autonomie ensuite).
Le Livret Jeune, lui, est dédié aux 12-25 ans. Idéal pour une toute petite épargne (financement du permis, par exemple), il est plafonné à 1 600 € (hors capitalisation). Sa rémunération est librement fixée par les banques, sans pouvoir être inférieure au taux du Livret A. Les conditions sont similaires.
Le Livret d'épargne bancaire (ou compte épargne) se distingue des deux autres par l'absence de réglementation gouvernementale. Son taux de rémunération (variable de 0,2 à 4 %) et son plafond éventuel sont directement fixés par l'établissement bancaire à la souscription du contrat. Les intérêts sont calculés par quinzaine et versés en fin d'année, "soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), au taux de 30 %". Les virements et les retraits sont libres (minimum 10 € par opération). Ce produit financier peut ainsi convenir pour constituer une épargne plus importante.
Le plan épargne logement (PEL) est, comme son nom l'indique, dédié à un futur achat immobilier. Avec un intéressant plafond de dépôt de 61 200 €, il est rémunéré à hauteur de 2 % (taux fixe au 1ᵉʳ janvier 2026). Les versements annuels doivent être égaux ou supérieurs à 540 € avec une souscription minimale de 4 ans pendant lesquels vous n'aurez pas accès aux fonds. Notez que le PEL dure au maximum 15 ans avant d'être transformé en compte épargne : 10 ans pour l'alimenter et 15 ans pour percevoir les intérêts. Ces derniers sont soumis à imposition et prélèvements sociaux à hauteur de 30 % dès la première année. Consultez notre article dédié pour en savoir plus !
Le PEL peut être ou non couplé à un compte épargne logement (CEL). Ce dernier est également accessible à tous, conçu pour constituer une petite épargne (plafond fixé à 15 300 €) afin d'obtenir un prêt immobilier ou un prêt travaux à taux avantageux. Le taux rémunérateur est faible (1,25 %) et les intérêts sont soumis aux prélèvements fiscaux et sociaux (30 %). Mais contrairement au PEL, l'épargne reste disponible à tout moment et le droit à prêt peut être cédé à un autre membre de la famille si celui-ci dispose déjà d'un CEL.
Si vous avez une capacité d'épargne plus élevée et souhaitez économiser davantage pour votre enfant, d'autres produits financiers seront peut-être plus adaptés à votre situation. Néanmoins, une meilleure rémunération rime avec une prise de risque plus élevée.
Idéaux pour financer un projet à moyen ou long terme, les contrats d'assurance-vie sont accessibles aux mineurs de tout âge sous responsabilité parentale. Vous pouvez ainsi souscrire un contrat au nom de votre enfant et il aura accès aux fonds à tout moment (sous conditions) avant sa majorité (avec autorisation du responsable légal) ou après (librement). Il est également possible de souscrire vous-même un contrat et de nommer l'enfant bénéficiaire à la succession. Plus le taux est rémunérateur, plus la prise de risque est forte. Décryptage dans notre article dédié à l'assurance-vie.
Lancé le 1ᵉʳ juillet 2024 avec la loi industrie verte, le Plan épargne avenir climat (PEAC) est exclusivement "ouvert aux jeunes de moins de 21 ans" et ce dès la naissance de l'enfant. Le but : investir dans la transition écologique sur des supports labellisés ISR (investissement socialement responsable) ou France finance verte via une banque ou une entreprise de crédit, d'assurance, de mutuelle… Avec un plafond de dépôt de 22 950 €, il est bloqué jusqu'à la majorité de l'enfant et pendant au moins cinq ans avant clôture obligatoire à son 30ᵉ anniversaire. Ainsi, si vous ouvrez le livret à ses 14 ans, il ne pourra débloquer les fonds qu'à 19 ans. Les gains sont nets d'impôts et de cotisations sociales, mais ne sont pas réglementés. Le taux de rémunération fluctue donc selon les marchés, sans garantie sur le capital versé.
Enfin, qu'elle soit versée directement sur un compte courant ou un produit d'épargne, la donation parent-enfant est à considérer si vous êtes financièrement à l'aise. Selon le Service des impôts, "chaque parent peut donner jusqu’à 100 000 € par enfant sans qu'il y ait de droits de donation à payer. Un couple peut donc transmettre à chacun de ses enfants 200 000 € en exonération de droits." Notez que cette exonération s'applique par tranche de 15 ans. Ainsi, vous pouvez verser plusieurs fois la somme maximale au cours de vos vies.