
L’assurance-vie : un atout pour sécuriser l’avenir des enfants

Ouvrir une assurance-vie pour son enfant permet de lui constituer une épargne et d’anticiper sa transmission. Quels sont les montants minimaux, les règles de retrait et les meilleures stratégies ? Décryptage.
L’assurance-vie est souvent perçue comme un simple produit d’épargne, mais elle est avant tout un outil de transmission patrimoniale et de sécurisation financière pour les bénéficiaires. Ce contrat permet au souscripteur (généralement un parent ou un grand-parent) de placer des fonds qui seront disponibles pour l’enfant à un moment clé de sa vie, comme ses études, l’achat d’un bien immobilier ou le début de sa carrière professionnelle.
Ce placement offre une fiscalité avantageuse et une grande flexibilité en termes de gestion. Il est également souvent recommandé pour préparer l’avenir d’un enfant sans pour autant lui donner immédiatement accès aux fonds. D’après une étude menée par l’économiste Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Épargne, citée sur Boursier.com, l’assurance-vie reste l’un des placements préférés des Français, notamment pour sa souplesse et son rendement moyen qui peut atteindre 2 à 3 % pour les fonds en euros, tout en garantissant le capital investi.
Quels montants et quelles règles pour l’assurance-vie des enfants ?
Le montant minimum pour ouvrir une assurance-vie varie en fonction des établissements. Certains proposent des contrats accessibles dès 15 euros (Crédit Mutuel), tandis que d’autres imposent un seuil plus élevé, comme BoursoBank avec un ticket d’entrée de 300 euros.
Concernant les versements, ils peuvent être ponctuels ou programmés, selon la stratégie choisie par les parents. Il est important de noter que l’épargne ainsi constituée appartient à l’enfant et ne peut être récupérée par les parents sans justification. Dans la plupart des cas, la gestion est assurée par les représentants légaux jusqu’à la majorité de l’enfant. Si un retrait anticipé est envisagé, il nécessite l’accord des deux parents et, parfois, celui d’un juge des tutelles lorsque des sommes importantes sont en jeu.
Blocage et déblocage des fonds : quelles contraintes ?
L’assurance-vie est par définition un placement liquide, ce qui signifie que les fonds ne sont pas bloqués comme sur un PEL (Plan Épargne Logement) ou un PER (Plan Épargne Retraite). Toutefois, pour protéger l’épargne de l’enfant, certaines précautions peuvent être mises en place.
Par exemple, le pacte adjoint, un dispositif légal encadré par le Code civil, permet de fixer des conditions spécifiques sur l’utilisation de l’argent. Il peut stipuler une interdiction de rachat des fonds avant un âge précis, comme 25 ans, ou définir des cas exceptionnels de déblocage (financement des études, achat immobilier). Cette solution, souvent recommandée par les notaires, assure que l’épargne sera utilisée de manière responsable et non dilapidée à la majorité.
Du point de vue fiscal, l’assurance-vie bénéficie d’un régime attractif, notamment en matière de succession. Comme l’explique le service des impôts, les sommes transmises via une assurance-vie sont exonérées de droits de succession jusqu’à 152 500 euros par bénéficiaire, un avantage considérable pour organiser la transmission patrimoniale.
Trois conseils pour bien gérer l’assurance-vie de votre enfant
Commencer tôt
Conseil Aidodarons 1/3
Plus vous ouvrez un contrat d'assurance-vie tôt pour votre enfant, plus le capital aura le temps de fructifier grâce aux intérêts composés. En ouvrant un contrat dès la naissance, il est possible de constituer une somme significative avec des versements modestes.
Programmer des versements réguliers
Conseil Aidodarons 2/3
Plutôt que d’effectuer des versements ponctuels, il est conseillé de mettre en place des versements programmés (par exemple, 30 ou 50 euros par mois). Cette méthode permet d’échelonner l’investissement et de lisser les fluctuations du marché.
Diversifier les supports d'investissement
Conseil Aidodarons 3/3
En répartissant les fonds entre des supports sécurisés (fonds en euros) et des supports plus dynamiques (unités de compte), vous optimisez le potentiel de rendement tout en maîtrisant le risque. D’après une analyse de l’INSEE publiée en 2023, les unités de compte ont rapporté en moyenne 6 % par an sur les dix dernières années, contre 1,8 % pour les fonds en euros.