Ne pas être un parent parfait, ça s'apprend !
Acheter de nombreux livres sur l'éducation bienveillante, appliquer scrupuleusement les conseils des psychologues, anticiper chaque désir de votre enfant, exceller dans l'organisation… cela fait-il de vous un parent parfait ?
Et surtout, est-il vraiment nécessaire de vous mettre autant de pression ? Mieux vaut alléger votre charge mentale que de courir après la perfection pour éviter le burn-out parental. Mais comment baisser ses exigences sans culpabiliser ?
Pourquoi est-il normal de craquer ?
Il est impossible d'être parfait de manière générale, et encore moins lorsque l'on a des enfants. Sur son compte Instagram, la psychothérapeute Katia Sapateiro rassure les parents : "On fait tous des erreurs. On se trompe tous avec nos enfants à un moment donné (…). On reste des humains".
À la fin de la semaine, avec la fatigue accumulée, vous avez forcément moins de patience. S'emporter ou réagir de manière vive avec son enfant n'a rien de dramatique. Pour la spécialiste, l'essentiel n'est pas d’être parfait, mais de savoir reconnaître ses erreurs. Elle invite les parents à aller voir leur enfant une fois la pression redescendue, afin de s'excuser. Dire à votre enfant que vous n'auriez pas dû vous énerver lui permet d'apprendre l'humilité et l'importance de reconnaître ses torts.
La psychothérapeute Isabelle Filliozat, spécialisée dans l'intelligence émotionnelle, partage ce point de vue. Sur son compte Instagram, elle explique que la perfection n'apporte rien. "Personne n'a envie d'une mère parfaite", à la fois rigide et qui ne laisse rien paraître. Avant tout, les enfants ont besoin d'"une mère humaine, qui montre ses émotions".
Se montrer moins exigeant envers soi-même
Concilier carrière et vie familiale est parfois difficile, surtout lorsque l'on a un niveau d'exigence élevé. Pour éviter l'épuisement parental, qui touche 6 % de la population française (sources : Santé publique France, 2024), il convient de faire baisser la pression et de savoir dire "non".
Interrogée par Madame Le Figaro, Anne Peymirat, coach parentale et maman de quatre enfants, invite les parents à se défaire du "mythe que l'on peut travailler comme si l'on n'avait pas d'enfants et élever nos enfants comme si l'on n'avait pas de travail (…)". Déculpabilisez si vous devez rentrer plus tôt à la maison ou si l'école vous appelle pour récupérer votre enfant. Pour cette experte, "il ne faut pas s'excuser de partir à 17 heures ou se justifier par rapport aux enfants".
Dans l'émission "Dialogues" de Fabrice Midal, Isabelle Filliozat suggère l'auto-compassion. Accordez-vous de la bienveillance et du respect. Apprenez aussi à relativiser. Ce n'est pas grave si le goûter d'anniversaire de votre progéniture n'était pas parfait.
Relâcher la pression
Sur France Inter, Marie Perarnau, chroniqueuse dans l'émission "La Maison des Maternelles" conseille de faire preuve d'humour pour relâcher la pression. Riez volontiers de vos "échecs", faites des blagues, des jeux…
Ne vous enfermez pas dans des choix rigides sous prétexte de suivre une tendance, comme celle des “parents beiges”. Popularisée sur les réseaux sociaux, cette approche encourage l’usage exclusif de couleurs neutres et de matières naturelles, tout en évitant ce qui est perçu comme toxique ou trop stimulant (jouets en plastique, vêtements trop colorés…).
Nos 3 conseils
Attention aux réseaux sociaux !
Conseil Aidodarons 1/3
Prenez de la distance avec les réseaux sociaux qui véhiculent souvent l'image d'une parentalité parfaite, parfois très éloignée de la réalité.
Soyez heureux !
Conseil Aidodarons 2/3
Plutôt que d'être parfait, soyez heureux, recommande le psychopédagogue Bruno Humbeeck sur Radio France. Vos enfants, qui prendront exemple sur vous, auront ainsi envie de grandir.
Demander de l'aide
Conseil Aidodarons 3/3
N'hésitez pas à demander de l'aide à votre entourage. Sollicitez les grands-parents pour prendre un moment de répit.